dimanche 28 juin 2020

La posture




Que ce soit au moment d'une activité physique, professionnelle, personnelle, l'attitude posturale est essentielle dans le bon déroulement de cette activité.
Sur le schéma ci-dessus, les courbures de la colonne vertébrale sont visibles.
Rappelons que ces courbures (cervicale, thoracique, lombaire), se mettent en place chez le nourrisson depuis sa naissance, jusqu'à l'âge ou l'enfant atteint la capacité à se tenir debout.
Lors de mouvements particuliers, qu'ils soient acrobatiques, ou répondant a des besoins spécifiques, cette colonne vertébrale peut se soumettre à des déformations ponctuelles, grâce aux nombreuses articulations, une entre chaque vertèbre, qui la constitue.
Cependant, d'une manière générale, il est nécessaire, sous peine de fâcheuses conséquences, que la colonne vertébrale garde des courbures harmonieuses.
En effet, si nos attitudes contraignent cette colonne à subir des déformations sur de longues périodes, ou de façon trop brutale, elle peut perdre sa configuration optimale.
Le préjudice peut être important à plusieurs niveaux : douleurs, affaiblissement de certaines fonctions organiques, usures prématurées des surfaces articulaires, etc...
Pour approfondir un de ces points, nous pouvons souligner que les nerfs partent de la moelle épinière au niveau des espaces intervertébraux pour se diriger vers l'ensemble de l'organisme.
Les déformations subies par la colonne vertébrale peuvent contrarier la circulation des influx nerveux et affecter le fonctionnement normal de notre corps.

C'est donc sur le long terme qu'il faut veiller à maintenir autant que possible des attitudes posturales convenables.

Comment faire ?

Par exemple, quand vous êtes assis sur une chaise, essayez de vous passer le plus possible du dossier, en vérifiant que la zone de contact entre la chaise et vos fesses se situe au niveau de la partie inférieure du bassin.
Il faut pour cela éviter de laisser partir le bassin en bascule arrière, dite rétroversion du bassin.
Vous pouvez vous amusez à faire jouer cette bascule vers l'avant et l'arrière (antéversion et rétroversion), pour sentir à quel moment vous vous sentez le mieux placé.
Lorsque le bassin est correctement placé, il est plus facile d'avoir la partie supérieure du buste (thorax, épaules, tête) dans une position qui permette de se sentir confortable pour une bonne respiration.
Au contraire, si le bassin est trop basculé en arrière, la poitrine s'affaisse, la respiration devient plus difficile, l'abdomen se comprime.
Au niveau cervical, une mauvaise posture, telle qu'elle est montrée sur la deuxième figure du schéma, peut engendrer des tensions musculaires importantes, sources de douleurs dans la nuque, les épaules, les bras.
Il est très important de ne pas prendre l'habitude de rester très longtemps assis, sans faire de pauses régulièrement, se mettre debout, marcher un peu, ne serait-ce que quelques minutes.

Sur le plan des activités sportives, une belle posture, oui belle, car une bonne posture donne de l'allure, une belle posture donc, facilite la performance.
Quand tous les engrenages sont bien assemblés, bien ajustés, toute la mécanique peut se mouvoir de la meilleure manière !         

vendredi 26 juin 2020

La trottinette






Connaissez-vous la trottinette à propulsion
biomécanique ?

Vive la trottinette sans moteur électrique!


Tout d'abord merci à Yuna, pour m'avoir donné l'idée d'écrire cet article sur la trottinette.
Elle me demandait il y a peu quel exercice pratiquer pour faire travailler les fessiers.
Il se trouve que quelques jours plus tôt je l'avais aperçu dans la rue se déplacer en trottinette électrique.
Alors je lui répondis d'enlever le moteur de sa trottinette !
En effet, si l'on observe attentivement un bon geste de propulsion sur une trottinette, nous pouvons constater que la jambe, ou plutôt le membre inférieur pour être précis, c'est à dire l'ensemble pied - jambe - cuisse, qui sert d'élément propulseur, va se déplacer de l'avant vers l'arrière pour dans un premier temps "griffer" le sol du pied, et ensuite pousser sur le sol.
Si nous nous focalisons sur la cuisse propulsive, là où se trouvent les muscles des fesses, entre le bassin et l'os de la cuisse, le fémur, le mouvement de propulsion implique une importante sollicitation du grand fessier. Grand fessier qui participe à l'extension de la cuisse.

D'autres activités physiques sollicitent fortement les fessiers :
Patinage à roulettes ou sur glace; ski de fond classique ou skating; skateboard; montée de côte ou d'escalier (à pieds); sprints, sauts, etc...

Pour revenir à la trottinette, n'oubliez pas de changer régulièrement de jambe propulsive, pour équilibrer le travail musculaire des deux côtés !

Concernant le membre inférieur propulseur, n'oublions pas de préciser qu'il n'est pas tout seul pour permettre de vous déplacer en trottinette. En fait tout le corps doit participer au déplacement. En regardant le schéma ci-dessus, nous pouvons constater la différence de position du buste entre les deux figures. Dans la première position, le buste et bien droit, vertical.
Dans la deuxième position, le buste s'est incliné vers l'avant, oblique.
Au moment de griffer le sol avec le pied, le membre inférieur qui sert d'appui sur la trottinette se fléchi pour permettre au pied moteur de toucher le sol, et le buste s'incline vers l'avant pour que le bassin parte vers l'arrière et lance le membre inférieur moteur, donnant ainsi beaucoup plus de puissance motrice.
Autre avantage à cette position inclinée vers l'avant, plus basse, elle donne un meilleur aérodynamisme. 


À vous de jouer ! 


jeudi 25 juin 2020

La "Zone"



Bienvenus dans "la zone" !



Il arrive parfois à des sportifs de se transcender pour faire des exploits qu'ils n'avaient eux-mêmes pas imaginés.
C'est aussi le cas pour des artistes, ou des cuisiniers par exemples.

Quiconque, dès l'instant où il se retrouve complètement plongé dans une activité sans être perturbé par des pensées parasites, peut vivre cette expérience stimulante ! 


Dans le domaine du sport, il est question, en anglais, de "Flow". On entre dans "la Zone".
Le terme de ZOIF, pour Zone Optimale Individuelle de Fonctionnement est également employé.

Lorsque l’on dit d’un sportif de compétition qu’il était, ce jour-là, "en état de grâce", c’est pour dire qu’il était complètement immergé dans son action, que rien ne pouvait le détourner de son objectif, et qu’il montrait une extraordinaire et déconcertante facilité à accomplir sa tâche sportive.

Au quotidien, quand on est dans un mode de fonctionnement "ordinaire", "normal", il est très facile de se laisser perturber par tout un tas d’éléments extérieurs ou intérieurs, qui engendre souvent des émotions perturbatrices, et parasitent ce que nous cherchons à faire dans notre travail, nos études, notre vie familiale ou sociale.

Avec un entraînement de l’attention soutenue, comme il est pratiqué dans des disciplines comme le yoga, la méditation, le seitaï (vivreseitai.blogspot.com) il devient de plus en plus facile de rester fixé sur une action sans se laisser perturber par tout ce qui pourrait nous égarer, nous disperser.
Alors il arrive de se sentir comme dans une sorte de "bulle", de "dimension", dans laquelle nos gestes et nos réflexions deviennent plus précis, plus rapides, plus faciles.
Il arrive aussi d'être "aux portes de la zone". On y est pas tout à fait, mais presque ! C'est déjà très stimulant.
Alors quand on y est vraiment... on ressent une excitation, une jubilation à faire ce que nous entreprenons. Il y a une circulation en nous très fluide et intense qui nous entraîne, qui nous pousse de façon instinctive et spontanée dans notre action présente. Effectivement, on se sent vraiment présent, vivant, à ce moment là.

Il n’est pas nécessaire de se retrouver dans un contexte d’entraînement physique ou de compétition sportive, pour connaître ce mode de fonctionnement qui se débarrasse du superflu, des parasites, pour ne garder que le nécessaire, afin d’être beaucoup plus en phase avec nos actions.
Depuis que j'ai commencé a aimé la lecture, à l'adolescence, il m’arrive régulièrement de me plonger dans un état de ce genre. Quand je suis pris dans une lecture suffisamment stimulante, le toucher des doigts sur le livre, la vitesse et la compréhension de lecture, les odeurs parfois aussi deviennent exacerbées à un point surprenant que j'aimerais ne pas quitter…







Pour revenir sur le sujet des sportifs, c’est souvent un peu au hasard, par surprise, que l’individu se retrouve plongé dans cette "Zone". Cet état ne s’obtient pas la plupart du temps sur commande.
Néanmoins, il est possible par un entraînement à l’attention soutenue, d’augmenter considérablement les moments où nous pouvons nous retrouver dans cet état particulier, qui nous met d’une façon stimulante, euphorisante, en phase avec le moment et l’action!
Je vous encourage donc à vous focaliser sur vos actions, comme si c'était la chose la plus importante qui soit.
Si vous êtes plongé dans ce que vous faites à tel point que rien d'autre ne puisse vous perturber, vous aurez toutes les chances d'entrer dans la zone...






L'échauffement


                                                                                                        L'échauffement ! Voilà un sujet évident pour démarrer cette série d'articles.

Chez les pratiquants d'activités physiques et sportives, un nombre important d'entre eux a tendance à négliger cette phase préliminaire de leur activité.

Pourquoi "perdre du temps" avant de démarrer sa séance d'entraînement favorite ?

Il y a de bonnes raisons d'effectuer un bon échauffement avant d'entrer dans le vif du sujet.

Mais d'abord, qu'est-ce qu'un bon échauffement ?

Il convient d'effectuer en premier lieu un échauffement général, qui va solliciter l'ensemble du corps en même temps que de faire progressivement monter en régime le système cardio-respiratoire.
Ensuite, il faudra cibler cet échauffement sur les spécificités de son activité.

Dans tous les cas, il faut se rappeler que cette montée en régime progressive, tant sur le plan physique que technique, est indispensable pour amener de la meilleure manière qui soit le pratiquant vers une performance optimale, tout en assurant un minimum de risques de blessures.

Pour tenter de vous convaincre, prenons l'exemple des sportifs de compétitions d’haltérophilie, de sauts en hauteurs ou à la perche : Ils commencent toujours par des barres relativement basses, pour finir vers les plus hautes. S'ils ne respectaient pas ce protocole, leurs performances seraient bien moindres !

Autre exemple, celui des musiciens qui font leurs gammes avant un concert, pour mieux démarrer sur scène.
Nous pouvons souvent constater que ce n'est pas en début de concert que l’apothéose des performances se produit, mais après une première étape d'une durée variable en fonction de nombreux paramètres.   
     
La première étape d'un échauffement, la partie générale, va permettre de se mettre dans l'ambiance de l'entraînement, de commencer à se débarrasser des tracas du quotidien, pour se focaliser sur la séance qui démarre. C'est l'aspect mental, qui permet d' éliminer le superflu pour ne garder que l'essentiel : tout bon pour être efficace !
Un des signes qui évoque cette évolution mentale : le bâillement. Bâiller, dans ce contexte particulier, est bien un signe de transition qui montre que le pratiquant change d'activité et laisse de côté, inconsciemment, ce qui ne lui est pas utile pour se focaliser dans son entraînement.
Ne vous inquiétez pas si vous ne bâillez pas pendant vos échauffements : c'est une option, pas forcément indispensable. 

Sur le plan physique, la montée en régime progressive va permettre aux fonctions cardiovasculaires et respiratoires, ainsi qu'aux différents muscles et articulations de s'approcher des niveaux de sollicitations exigés ensuite. Là encore, rien de mieux pour être efficace avec un maximum de sécurité.

Finalement, ce n'est pas une perte de temps que de s'échauffer, mais un gain substantiel pour bien mener ses séances et améliorer son niveau au fil du temps...

Ci-dessous un exemple vidéo d'un échauffement général à la maison.
Notons que cet échauffement est plutôt orienté pour des exercices qui solliciteront les membres supérieurs, comme les pompes, tractions, etc...